Alpinisme : engagement & prise de risque

« L’engagement et la prise de risque font partie du jeu de l’alpinisme, de sa culture.

Progressivement au gré de l’expérience l’alpiniste apprend à apprécier son niveau, à analyser la situation dans laquelle il se trouve et, lorsqu’il en ressent la nécessité, il devient capable de se plonger dans cet état de vigilance exacerbée qui représente en fait sa véritable sauvegarde.

Avec la pratique et les années ce comportement s’inscrit dans l’individu, il finit par être instinctif, réflexe. C’est ainsi que l’alpiniste parvient à évoluer avec une certaine sécurité et sérénité au sein d’un univers fantastique qui pouvait lui paraître interdit.

La capacité à rejoindre cet état de conscience, et surtout à le maintenir, est évidemment variable en fonction des individus et de leur expérience. Elle nous est enseignée par la nature de l’activité elle-même qui, passé un certain niveau –et quel que soit ce niveau-, nous y conduit forcément. »

Patrick Berhault

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  1. 1 mai 2012 à 15:47

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