Trilogie « Eiger, Jorasses, Cervin »

  • Trilogie : Les faces nord de l’Eiger, du Cervin et des Grandes Jorasses.


C’est à partir de 1938, que la notions de trilogie fait son apparition à travers de la conquête des trois parois et sommets les plus difficiles des Alpes. Quelques années plus tard en 1949, Heckmair, vainqueur de la première ascension de la face nord de l’Eiger publie son célèbre ouvrage « Les trois derniers problèmes des Alpes » et dès lors, les alpinistes ne pouvaient trouver meilleur programme que de répéter ces grandes courses.

En 1954, Gaston Rébuffat publie « Etoiles et tempêtes », récit de l’ascension de six faces nord célèbres : celles de la Trilogie, mais aussi celles du piz Badille, de la Cima Grande di Lavaredo et du Petit Dru.

Six faces conquises entre 1931 et 1938, que Rébuffat fut le premier à gravir toutes, devenant, au passage, le premier « trilogiste » !

Il apparut aussi assez vite que des six faces nord de Rébuffat, celles de la Trilogie « Eiger, Cervin, Jorasses » étaient, de loin, les plus redoutables. Les avoir gravies toutes les trois consacraient un alpiniste.

Au-delà de l’accomplissement de la trilogie, les défis se précisèrent et il était logique qu’on en vînt à les gravir dans l’espace d’une année, en hiver, en solo, etc…

La Trilogie en hiver ? Bonatti ou Hiebeler auraient pu y songer, mais les choses vont si vite dans les années 60 et 70 que ce furent les ascensions solitaires hivernales qui consacrèrent la Trilogie.

La chose est dans l’air en 1977, avec un curieux duel franco-japonais. Tsuneo Hasegawa entre dans le bal le premier, avec le premier solo hivernal du Cervin, en mars. Il est imité par Yvano Ghirardini, en décembre, qui enchaîne en janvier 1978 par le premier solo hivernal de l’éperon Croz des Jorasses, à quoi Hasegawa répond par le premier solo hivernal de l’Eiger, début mars. Yvano Ghirardini (photo ci-contre) le suit quelques jours plus tard, devenant ainsi le premier alpiniste à avoir gravi les 3 faces nord solo hivernal, au cours de la même saison. Il est alors considéré comme l’inventeur de la Trilogie.

En 1985, Christophe Profit, premier à gravir la face nord de l’Eiger en solo hivernal dans la journée, réalise le défi de main de maître de gravir les trois faces à la suite.

Jusqu’alors, l’histoire de l’alpinisme est une histoire d’hommes, de même que celle des hivernales et des ascensions solitaires. C’est à Catherine Destivelles que revient d’avoir établi une nouvelle catégorie dans le palmarès alpins : la première solitaire hivernale féminine.
Entre 1992 et 199, à raison d’une par hiver, elle gravit a son tour les 3 faces nord de la Trilogie, terminant en beauté par la répétition de la voie Bonati au Cervin.

Son exploit par ailleurs quelques peu éclipsé celui de la Britannique Alison Hagreaves, qui au cours de l’été 1993 à gravi en solo les six faces nord chères à Gaston Rébuffat.

L’ultime performance est réalisée le 13 janvier 2009 par Ueli Steck qui boucle alors une trilogie d’exploits exceptionnels.

13/02/ 2008 : Face nord de l’Eiger (2h47min, voie Heckmair)
[récit english et photos ici]

28/12/ 2008 : Face nord des Grandes Jorasses (2h21min, voie Colton-McIntyre)
[récit english et photos ici]

13/01/ 2009 : Face nord du Cervin (1h56min, voie Schmid)
[récit english et photos ici]

En vidéo dans les Grandes Jorasses…

  1. 2 décembre 2011 à 12:19

    Des images très très belles ; je suis abasourdi !

  1. 6 octobre 2010 à 07:34
  2. 21 octobre 2010 à 14:06

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